AlexisMandre's profile picture. ...et j'extirpai de l'infini la décision de m'infinir...

Anaxis Mandre

@AlexisMandre

...et j'extirpai de l'infini la décision de m'infinir...

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Des meutes d'arbres noirs Empaquetés de brumes Foncent dans la plaine. Insondables soudards.


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🌿Que le risque soit ta clarté. René Char / A une sérénité crispée

DanniSr8's tweet image. 🌿Que le risque soit ta clarté.

René Char / A une sérénité crispée

Les grands golfes bleus Et roses Des portes du matin Chantent en couleur Pour les six arbres nus Qui tissent au ciel leur rêves aveugles


L’hélice des forêts qui s’enroulent de génération en génération à la surface de la terre Les coeurs sans nom tendus vers le soleil Donne au temps qui passe Sa consistance Sa matière Sa fragilité forte


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It's time to change myth 🎯.


Je suis passé par le champ de soleils Derrière la maison Ils dansaient les soleils aux tiges fragiles A demi nus et l’oeil absent Dans l’air d’un rouge-gorge Qui roulait des fontaines De sons et de clarté Qui roulait des fontaines De sons et de clarté


Du fond des rivières du silence Monte un limon Rouge et humide Une graine d’horizon dans le cri d’un soleil


« Mais la nuit ne peut pas entendre. Non, la nuit ne peux pas comprendre. C'est à croire Que la nuit n'a pas de coeur » (Téléphone, Au coeur de la nuit)


Pourquoi choisir d’aligner les lumières Quand on peut les faire danser ?


Dans la grotte suintante des glottes et des marées Hurlement Des cœurs pétris de firmament Percement des lourdeurs du possible Par la vie multipliée des horizons (Tous les univers sont une révolution)


Le moindre vent Qu’il m’apporte le parfum des humus timides Ou l’haleine salée des soleils larges Celui-là Mérite le nom de père


« Et si vous retenez de ma parole seulement ce goût de terres emmêlées, je n’ai perdu mon temps ni en vain consumé la paille de ce coeur » (Édouard Glissant, Le sel noir, « Le premier jour »)


Dans la nuit des poussières Un tout petit point blanc De soleil Sussurre et fait danser Sur un tout petit point Blanc Tous les printemps Qui viennent et qui viendront


“Le style c’est tout ce qui coule, sans un bruit inutile, comme une bénédiction” (Léo Ferré Préface aux Poèmes saturniens de Paul Verlaine)


Tous ces soleils Que je porte sur moi Mille petits cristaux de glace Naïfs Qui fondent sur les toits de fer Mais que tu poses Un instant Ton doigt de luth sur l’un d’eux Et il vit et vivra Éternel Dans ta lumière d’ambre


Suspendu comme une graine volante Dans le parfum du soir Le soleil hésitait Plonger dans la nuit N’était plus un chemin Assuré de retour


L’éternité ? Un moment d’accord souffle soleil


Toutes affaires cessantes (La terre avait cessé de tourner Puis était repartie dans l’autre sens) Le soleil disparut Dans un grand basculement du silence


Dans le tunnel les tonnerres Font des ravages De violoncelle Et de noirceurs languides Qui font crisser les sémaphores


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